3 juillet 2011 : L'exposition Jossot est terminée !
Voici plus de deux ans que j'ai posté les premiers courriers visant à donner une suite dijonnaise - c'est la ville d'origine de Jossot - à l'exposition Jossot. Malheureusement, le projet vient d'échouer, victime d'une série de lourdeurs administratives et d'un manque d'entente entre les différents acteurs : c'est dommage pour Jossot, pour les Dijonnais et pour ce travail collectif qui aurait pu trouver là une seconde consécration...
Si vous n'avez pas pu voir l'exposition, le livre paru à cette occasion, constitue un très bon lot de consolation : profitez-en, il vient d'être réimprimé et sera probablement vite épuisé !
Prolongations jusqu'au 2 juillet

Quelques informations sur l'exposition Jossot...
Ici un PDF réalisé par Paris-Bibliothèque et destiné à la presse
Ici une revue de presse sur l'exposition
Cette exposition est la première rétrospective consacrée à cet
artiste. Elle regroupe aussi bien des dessins satiriques que des
affiches, des lithographies ou des oeuvres orientalistes. Le parcours de l'exposition, à la fois thématique et chronologique, s'organisera en 4 salles.
La première est consacrée à la jeunesse de Jossot et au milieu artistique dans lequel est né son graphisme. Il y sera question de ses relations aux maîtres symbolistes, de ses accointances avec l'esthétique des Nabis, mais aussi de son expressionnisme décoratif.
La seconde salle reviendra sur la pensée anarcho-individualiste du dessinateur, avant de présenter l'ensemble de ces cibles, militaires, juges, curés... Vers 1904, la caricature de Jossot s'attaque moins aux institutions qu'aux comportements et aux préjugés de ses concitoyens. Elle se teinte d'interrogations existentielles et métaphysiques, notamment à travers le thème de la mort.
Une troisième salle sera consacrée aux oeuvres tunisiennes de l'artiste, avec des aquarelles, des toiles et des encres de Chine. Enfin, la dernière salle sera consacrée aux affiches et à l'art appliqué de Jossot. L'exposition s'achèvera par un hommage à Jossot, - espérons-le un peu décalé et irrespectueux ! - réalisé par nos dessinateurs de Charlie-Hebdo.
Jossot, caricatures, de la révolte à la fuite en Orient,
Michel Dixmier, Henri Viltard, préface de Cabu

L'oeuvre de Jossot, tombée dans l'oubli après sa mort, a connu un regain d'intérêt dans les années 1960, époque où la caricature est redevenue un moyen privilégié d'expression. Depuis, ce caricaturiste ne cesse de fasciner et d'interpeller : l’efficacité visuelle de ses dessins, leur iconographie intemporelle et leur tonalité libertaire, font de Jossot une source d'inspiration pour les dessinateurs d'aujourd'hui. Sa griffe inoubliable, qui donne une unité à toute son oeuvre, a aussi marqué la critique de son temps. Elle témoigne d'une indépendance d’esprit radicale : Jossot ne s’est pas contenté de fustiger les pressions sociales de son époque et les comportements grégaires de ses contemporains, il a lui même défié les conventions et foulé les frontières idéologiques. Parce qu’elle est avant tout l’oeuvre d’un penseur assoiffé d’absolu, sa caricature est le lieu d’une quête existentielle, mais qui s’exerce avec une exigence, une sincérité et une profondeur étonnantes.
En cinq chapitres entièrement illustrés, les auteurs éclairent les étapes du parcours artistique, intellectuel et spirituel d’un artiste unique en son genre. Première monographie consacrée à Jossot, l’ouvrage s’adresse au curieux comme à l’amateur d’arts graphiques, dans la lignée des ouvrages de la collection « Affichistes », éd. Paris bibliothèques, alternant monographies et ouvrages thématiques sur l’affiche et les arts graphiques (Savignac, Poulbot, André François, Quarez…). 192 pages. 160 illustrations en couleur, Paris bibliothèques Coll. “Affichistes”, Diffusion Actes Sud, ISSN : 9782843311758. En librairie le 23 février 2011.
et dès maintenant Le Foetus récalcitrant arrive dans vos librairies....
L'Hôtel de Sens a été construit entre 1475 et 1519 sur ordre de l'archevêque de Sens. L'évêché de Paris en était alors dépendant. Quand Paris eut son propre archevêché, l'hôtel servit de résidence à des particuliers et abrita divers commerces et fabriques jusqu'en 1911. C'est à cette date que la Ville de Paris en fit l'acquisition, mais il faut attendre 1961 pour voir la bibliothèque léguée par Aimé Samuel Forney s'y installer. D'abord située au 12 de la rue Titon, dans le quartier Saint-Antoine, elle s'adressait avant tout aux artisans d'art, dans le souci, partagé à la même époque par l'Union Centrale des Arts Décoratifs, de promouvoir et de renouveler le savoir-faire français en matière d'art appliqué. Depuis plus de quinze ans, la bibliothèque organise régulièrement des expositions destinées à mettre ses fonds en valeur. Or cette institution est riche en affiches publicitaires, mais aussi en journaux d'humour. Parmi les dessinateurs-affichistes de l'Assiette au beurre qui ont déjà eu l'honneur de ses cimaises, on compte notamment Paul Iribe et, dernièrement, Francisque Poulbot. En accueillant Jossot, l'Hôtel de Sens répond a posteriori à son désir qui était de faire de la caricature appliquée. De plus, quel meilleur endroit pour rendre hommage à un artiste qui proclamait son admiration pour l'art médiéval ?
Ouverture du mardi au samedi, de 13h à 19h
Copyright © Henri Viltard, janv. 2008
Toute reproduction sur le web devra faire l'objet d'une autorisation de notre part.
La reprise partielle des contenus est autorisée, mais elle doit obligatoirement être assortie de la mention du nom de
l’auteur, de la source, et d’un lien pointant vers le document original en ligne sur le site.